

lamentable
Par Mathilde Rives le vendredi, février 6 2009, 18:11
Je me suis dit que je devrais m'habiller la veille pour le lendemain. Je gagnerais au moins cinq minutes. Mais je les perdrais le soir en m'habillant. Mais si je gagne cinq minutes le matin, ce sont cinq minutes de plus de sommeil. Si je perds cinq minutes le soir, ce pourrait être des minutes de sommeil perdues également. Mais le soir j'ai moins besoin de sommeil que le matin. Non cela revient au même mais il m'est plus facile de veiller le soir que de me lever le matin. Donc si je m'habillais le soir j'aurais la sensation d'être moins fatiguée, car j'aurais l'impression d'avoir plus dormi le matin. Mais la simple sensation me suffit-elle à être réellement efficace dans la journée. Je ne sais pas. Vivons à poil.

mardi, janvier 20 2009
Un type
Par Mathilde Rives le mardi, janvier 20 2009, 09:28 - Labaume
Il porte exclusivement des couleurs sombres. Il n'a pas l'air marié. Il devrait mettre des lentilles. Il s'éparpille quand il parle. Il continue à parler même quand on ne lui répond pas. Il continue à parler même quand on lui répond. Je pense qu'il ment souvent. Il boit sûrement beaucoup de café. Il n'a peut-être pas des meubles en formica. Il est modérément maniaque sans s'en rendre compte. Je ne sais pas qu'est-ce qu'il préfère manger. Il n'a jamais de cigarettes sur lui.
vendredi, janvier 16 2009
Verge précipita au dehors deux magnétos
Par Mathilde Rives le vendredi, janvier 16 2009, 16:21 - Chaix



mardi, janvier 6 2009
Adverbitude 2
Par Mathilde Rives le mardi, janvier 6 2009, 19:20 - Labaume
Elle boit du chocolat chaud tous les matins. Elle est bornée. Elle a un doudou qui s'appelle Lapinou et qui la rassure. Elle a souvent les cheveux gras. Elle aime bêtement les chiens. Elle met des post-it au dessus de son bureau pour se rappeler des choses qu'elle a à faire, mais qu'elle oubli quand même. Elle fait un carnet de caca. Elle a des pyjamas vilains. Elle ne sait pas doser l'alcool. Elle en met toujours trop. Elle aime se déguiser. Sa maman cuisine bien. Elle n'aime pas le café. Elle a vomi qu'une fois. Elle raccroche sèchement au téléphone. Elle écrit bien. Des fois elle a des boutons sous sa mèche. Elle aime écouter de l'électro à fond. Elle a une tati vierge. Elle laisse trainer des verres d'eau dans sa chambre. Elle achète des CD sans les connaître. Elle met ses culottes sous son oreiller. Elle a des beaux livres. Elle sait faire vriller sa voix. Elle prends des bains et fume dedans. Elle fait des cadeaux. Elle kiff faire des trucs teubés. Des photos semi-pornos. Elle aime l'ice-tea à la mangue. Elle a été fascinée par les Thierry. Des fois, elle croît des choses qu'on lui dit qui sont pas vraies. Un jour elle fera l'amour dans un taxi.
Adverbitude
Par Mathilde Rives le mardi, janvier 6 2009, 19:04 - Labaume
J'ai vomi hier. Avant avant avant avant hier aussi. J'aime les œufs au plat, quand il n'y a plus que ça. Mes grands parents sont fous. J'entends toujours des bruits quand je m'endors. Je fais souvent des listes, comme les vieux, mais je ne les suis jamais. Je ne mange pas le matin. Je n'ai pas fait l'amour avec un brésilien. Mon dernier fou rire date de dimanche. J'aime marcher toute seule dans la rue. Boire des cafés en terrasse. Je râle souvent. Je perds régulièrement mes affaires. Je prends des photos inutiles que je ne jette pas. Je laisse traîner les pots de yaourts un certain moment avant de les jeter, cuillère compris. Je ne mets pas de vernis. J'aime l'odeur de la fleur d'oranger mais pas celle des crevettes. Je préfère manger froid. J'aime les transports en commun. Passer du temps à faire des choses bêtes. L'ennui m'angoisse et me plaît. Je ne me brosse pas les cheveux. J'ai souvent peur de faire des choses qui sont pourtant simples. J'ai toujours froid aux mains. Je n'ai jamais voulu me suicider. J'aime écouter des discussions qui ne me sont pas adressées. Je veux avoir raison même quand j'ai tord, mais ça va mieux. J'ai dépensé mes sous. J'aime me déguiser. Prendre des bains. Je n'aime pas me réveiller le matin quand je ne me suis pas brossé les dents la veille. Je n'aime pas dormir dans le train. J'ai un frère et une sœur mais je suis fille unique. Faire le même trajet tous les jours me déprime et me rassure. Avant je dormais avec ma grand-mère. J'écris souvent des phrases qui n'ont pas de sens. Je n'aime pas la fête foraine. Ni les chiens. Le self ne me manque pas. Le mot prostitué m'intrigue. Je dis oui même quand je ne comprends pas.
Je n'ai pas tout dit.
vendredi, décembre 19 2008
des cailloux, quels cailloux?
Par Mathilde Rives le vendredi, décembre 19 2008, 11:10 - Chaix
L'île aux fleurs. Joli nom, triste état.
Le court métrage démarre avec un générique qui précède le film. Ce générique me fait penser à un document pédagogique, comme une leçon d'histoire, une leçon de vie ou un documentaire. Et O surprise, les images qui suivent ressemblent drôlement à un documentaire. La précision géographique démesurée, les nom scientifiques utilisés, la voix off qui vient illustrer des images par des propos qui se veulent objectifs. Le principe du film étant une alternance d'images fixes et en mouvements qui sont liées par les paroles de la voix off.
Dans le déroulement de ce scénario, grotesque au début, des raccourcis sont faits entre divers éléments de la vie quotidienne, des ramifications que l'on ne soupçonnait pas, auxquelles on ne pense pas. La conséquence est que l'on est introduit dans le film, on peut se projetter.
Au long du court métrage, des notions scientifique communément admises, des définitions de vérités générales sont introduites et réutilisées à plusieurs reprises. Il me semble que ces introductions donnent un caractère réaliste à ce qui est raconté, on a l'impression que c'est la vérité, la réalité que l'on nous explique, de façon naïve toutefois. Cela ressemble en fait à une analyse de la société totalement détachée dans la forme, et totalement impliquée dans le fond.
La fin du film, tragique, qui rend compte de la misère d'un lieu dit, donne une impulsion dénonciatrice à ce court métrage, un propos engagé. Une manière innocente de dénoncer quelque chose de grave qui va toucher les gens.
Je trouve la forme intéressante, le fait de faire une description pseudo-objective, qui se veut neutre du moins par le ton de la voix, d'une société pour ramener notre attention à un fait réel.Mais la forme très démonstrative face à laquelle on se retrouve impuissant ne me touche pas réellement. Quelque chose de plus implicite, un engagement sous-jacent.
maintenant, recule
Par Mathilde Rives le mercredi, décembre 17 2008, 14:10 - Chaix
Article du monde diplomatique. Le monde selon Google. Octobre 2003
Une remise en question de la suprématie du moteur de recherche Google. Ok. Pourquoi? Pourquoi Google est si performant, quelles en sont les limites? Parmi la pléthore d'articles et de pages internet il est nécessaire de se demander quelle sorte d'information je recherche et quelle est à la fois la nature et la source des informations que l'on me propose.
Je ne crois pas que cet article me dise de ne pas utiliser Google mais simplement d'être consciente de son fonctionnement, du mode de sélection des informations, mathématique, j'apprends. Cette prise de conscience permet peut-être de prendre un certain recul, de la distance vis à vis des informations que je peux absorber via internet. Par ailleurs en connaissant ce fonctionnement particulier de triage et listage des pages web, une question se pose alors. Etant donné que Google est le moteur de recherche le plus utilisé, est-ce que je peux pour autant affirmer que c'est le plus efficace, le plus intelligent, du moins le plus approprié à ma recherche? Surtout en connaissant, à présent, son fonctionnement?
De plus, il paraît difficile de cerner la limite entre "l'entreprise Google" et "la source d'information Google". Je ne sais pas quel est la principale volonté, le but premier des créateurs.
Je peux également me rendre compte que je suis tributaire des informations choisies et publiées par le reste des internautes. Il faut donc compter sur la diversité des avis et des goûts des gens pour obtenir ce que je souhaite. Mais est-ce que cette situation n'est pas la même concernant la presse écrite. Les articles que je peux lire sont ceux que l'on veut bien me proposer.
Le problème de la nature de l'information et la mise en garde que met en avant ce journaliste s'applique à son article lui-même. En effet, ce texte qui est l'analyse d'un phénomène, encore naissant en 2003, n'échappe pas au problème. Quelles sont les sources du journaliste, ses intentions, ses intérêts?
Internet, reste donc une source d'informations dont il paraît difficile de se passer aujourd'hui, de par son accessibilité et sa diversité, mais qui ne se suffit peut-être pas à elle-même.
vendredi, décembre 12 2008
m a t i à l a j a v e l
Par Mathilde Rives le vendredi, décembre 12 2008, 12:29



jeudi, décembre 11 2008
Oxyde toi en trois minutes
Par Mathilde Rives le jeudi, décembre 11 2008, 19:34 - Chaix
Un plan.
On y voit pas très clair en réalité c'est un peu confus. Je veux dire l'image est confuse, on distingue des cheveux, sombre eux aussi, et humides. Humides, et reluisants. Ils sont plaqués sur un visage que l'on perçoit peu encore. C'est donc un gros plan. Ce visage est vraiment contre la caméra, comme s'il s'était endormi dessus. On entent un bruit sourd et continu. Plus une respiration, de temps en temps car elle est masquée par ce bruit qui ne cesse pas. On dirait de l'eau qui tombe sur un sol dur.
Puis une main vient dégager les cheveux du visage, toujours filmé en gros plan, une main puis deux. Des mains fripées et calleuses qui viennent réveiller ce visage confit dans la brume. Les mains et le visage appartiennent au même corps, dont on ne sait s'il est un homme ou une femme.
La caméra se recule ensuite et l'on aperçoit le visage au centre de l'image, mouillé et immobile sous l'eau qui tombe. Coincé entre des mur gris. La lumière est glaciale. Grise. Comme du métal. L'atmosphère est couleur argile.
La caméra se recule un peu plus et l'on peut à présent apercevoir un visage et des épaules, nues. Une peau diaphane. On dirait que l'eau est froide.
L'eau s'arrête de couler et
et le corps s'affaisse brutalement. Attaque. La caméra ne bouge pas elle filme la pièce vide de vie. Un certain moment.
mercredi, décembre 3 2008
Tromperie aveugle.
Par Mathilde Rives le mercredi, décembre 3 2008, 14:38 - Chaix

dimanche, novembre 30 2008
Commentaire Roland Barthes
Par Mathilde Rives le dimanche, novembre 30 2008, 17:09 - Labaume
dimanche, novembre 23 2008
Illustrator
Par Mathilde Rives le dimanche, novembre 23 2008, 13:34
...téléphone
vendredi, novembre 21 2008
mille neuf cent vingt neuf l'année du boeuf
Par Mathilde Rives le vendredi, novembre 21 2008, 08:53 - Chaix
Un Chien Andalou - Luis Bunuel
Analyse rapide.

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